Février 2024 : L’Europe, une puissance agricole

Cette semaine s’est déroulée la première plénière du mois de février. Ce fut l’occasion de débats importants notamment celui sur les réponses européennes au secteur agricole ainsi que celui sur le bilan et les perspectives du combat pour les droits des personnes LBGT en Europe.

Une réponse à nos agriculteurs

Nous avons entendu la colère des agriculteurs et nous sommes au travail pour leur apporter des réponses concrètes. Il nous faut aujourd’hui repenser des normes qui ne sont plus en phase avec la réalité actuelle du secteur agricole.

En effet, notre agriculture fait face à de grands défis. L’objectif de souveraineté alimentaire française et européenne doit se refléter dans la manière dont sont traités et accompagnés ceux qui nous nourrissent.  Lors de ce débat le Parlement a poussé la Commission et la présidence belge du Conseil à engager un dialogue concret avec les agriculteurs afin de préserver la durabilité du secteur agricole via des rémunérations plus équitables par exemple. La question n’est pas de leur accorder plus d’aides mais de garantir la meilleure répartition des aides déjà existantes. Nos agriculteurs doivent pouvoir vivre dignement de leur travail !

Enfin, dès mercredi, le Parlement européen a adopté la loi sur les nouvelles techniques génomiques afin d’apporter des solutions alternatives aux agriculteurs qui font face à des défis nouveaux tels que la réduction des pesticides ou les changements climatiques.

Droits des personnes LGBT : le combat continue !

Cette semaine de plénière fut aussi l’occasion de dresser le bilan de la mise en œuvre de la première stratégie de l’Union européenne en faveur de l’égalité des personnes LGBT pour 2020-2025. Suite à ce débat le Parlement européen a voté en faveur d’un mandat renforcé du Commissaire à l’égalité et à la diversité avec un accent fort sur les droits des personnes LGBT. Enfin, par ce vote nous réaffirmons la nécessité d’un nouveau texte en 2025.

En effet, car après cinq ans d’action nous avons pu faire un autre bilan, celui des avancées réalisées par l’Union européenne en faveur des droits des personnes LGBT. Il faut s’en féliciter ! Cependant, on ne doit pas perdre de vue le fait que les discriminations envers cette communauté persistent et augmentent même par endroit.

Désormais, nous devons regarder vers l’avenir.

C’est pour cette raison qu’en tant que Vice-Président de l’intergroupe LGBTI du Parlement européen, j’ai eu l’immense honneur de signer la charte d’engagement de l’ILGA une association européenne de défense des personnes LGBT. Cette signature me permet de m’engager et d’engager mon groupe pour continuer à défendre nos valeurs humaines afin que l’Union européenne continue d’être une zone de liberté pour les personnes LGBT.

Appel à un moratoire international sur les activités minières en eaux profondes

Le 9 janvier 2024 le gouvernement norvégien décide d’ouvrir 280.000 kilomètres carrés de fonds marins en Arctique à des activités minières. Cette superficie équivaut au territoire de la Nouvelle-Zélande.

En réponse, le 7 février 2024, le Parlement européen s’est prononcé à la quasi-unanimité contre cette décision.

Avec ce vote nous lançons un appel clair en faveur d’un moratoire sur cette activité qui représente un risque important pour la biodiversité marine, pour les écosystèmes et pour le climat. En effet, il existe un important consensus scientifique pour dire que l’exploitation des fonds marins avec de la machinerie lourde peut créer des dommages environnementaux irréversibles.

Dès lors, nous exhortons la Commission et les États membres à prendre part et à promouvoir un moratoire international sur l’exploitation minière en haute mer y compris au sein de l’Autorité internationale des fonds marins.

Retrouvez mes plénières

(c) Jed Owen sur Unsplash

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